Recrutement massif de balayeurs de rue - une saine ambition mais une méthode en infraction

La Secrétaire d’État à la Propreté Publique annonçait ce vendredi 150 engagements par l’Agence Bruxelles Propreté (ABP) en vue de renforcer le personnel de nettoiement des voiries. Cela signifie une augmentation de 25% du personnel affecté à cette tâche.

 

S'il est évident qu’Ecolo partage les objectifs publics d'une plus grande propreté à Bruxelles, cette décision ne semble reposer sur aucune analyse précise des besoins opérationnels.

 

L'ampleur des implications organisationnelles comme budgétaires suscitent également craintes et questions. Il y a quelques mois, la Secrétaire d'Etat annonçait la fin de la collecte bi-bedomadaire de sacs blancs. Les comptes de l’ABP sont dans le rouge depuis plusieurs années avec un déficit cumulé de près de 20 millions d’euros, et aujourd'hui il serait possible de dédier 5,6 millions de dépenses annuelles supplémentaires en frais de personnel, non budgétés par ailleurs.

 

Pour ma part, j'interroge clairement l’opportunité et le timing de cette décision qui ressemble plus à un effet d'annonce car ce sont désormais les communes qui ont la responsabilité de la propreté publique sur l’ensemble de leur territoire, mais ni les conventions de collaboration, ni l’état des lieux précis des besoins opérationnels locaux n’ont été élaborés à ce jour.

 

Alors que les écologistes demandent de longue date, dans l’intérêt du portefeuille des bruxellois et des services dont ils bénéficient, de faire la transparence sur les structures de coûts et les modalités organisationnelles de la politique des déchets à Bruxelles, Madame Laanan ajoute une couche d'incompréhension et de suspicion.

 

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