Fermeture des tunnels bruxellois - l'urgente nécessité de repenser la mobilité

Moins de 24 heures après avoir réaffirmé sa volonté de rénover les tunnels bruxellois quel qu'en soit le coût et sans mener aucune réflexion sur l'opportunité de conserver ces infrastructures symboles du tout à la voiture des 30 glorieuses, le gouvernement bruxellois semble enfin prêt à envisager l'entrée dans le 21ème siècle.


C'est ce que réclament les écologistes depuis le début de la législature.

Pour les écologistes, la Belgique, et singulièrement Bruxelles, tarde à s'affranchir du tout à la voiture. Et c'est peu dire.

 

Pourtant notre qualité de vie passera indéniablement par une réduction de la pression automobile. Une réduction de la présence de la voiture dans l'espace public, dans notre environnement sonore, dans notre champ visuel, ...dans nos poumons doit devenir un objectif prioritaire pour toutes les autorités publiques. En corollaire, l'investissement dans des transports publics efficaces est également un impératif.

 

"Les 650 millions que nous coûterait la rénovation des tunnels bruxellois doivent être investis dans des sites propres et des espaces publics requalifiés plutôt qu'engloutis dans des solutions éculées qui n'ont d'autres conséquences que d'aspirer les voitures au cœur de notre ville" précise Arnaud Pinxteren, député bruxellois et secrétaire politique Ecolo Bruxelles.


Que ce soit pour des raisons de sécurité ou pour leur rénovation, les tunnels bruxellois seront fermés les prochaines années. "Il faut dès à présent saisir les fermetures de tunnels qui sont incontournables comme des occasions de mettre en œuvre des tests de mobilité destinés à élaborer une alternative au tout au souterrain" souligne Céline Delforge, députée bruxelloise qui déposera une proposition de résolution en ce sens.

 

Arnaud Pinxteren

Céline Delforge

Députés bruxellois

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