Maxi prison : la majorité bruxelloise s’entête et se déresponsabilise
Maxi prison : la majorité bruxelloise s’entête et se déresponsabiliseMaxi prison : la majorité bruxelloise s’entête et se déresponsabilise

En rejetant ce mercredi la proposition de résolution visant à réévaluer l'opportunité de construire une prison de 1190 places à Haren, les partis traditionnels (MR, PS, VLD, Défi, CdH, Spa et MR) démontrent un entêtement incompréhensible pour ce mauvais projet.

La résolution déposée par les écologistes (Ecolo et Groen) et le PTB réinterrogeait fondamentalement l'opportunité de ce projet de maxi-prison. En effet, le coût précis toujours inconnu mais d'ores et déjà pharaonique de
quelque 3 milliards d’euros, l'absence de besoin de places supplémentaires du fait des mesures structurelles déjà prises et celles prévues, les questions posées en termes de mobilité, d'atteinte à la biodiversité et à l'environnement, d'accessibilité des familles comme des avocats et magistrats sont autant d'aspects qui plaident contre la poursuite de cette "aventure" carcérale.

 

Par ailleurs, la résolution demandait de trouver une solution rapide aux conditions carcérales inhumaines qui prévalent actuellement dans les prisons de Saint-Gilles et Forest.

« Cette majorité décide de donner la priorité aux anciens accords politiques avec le gouvernement fédéral plutôt qu’aux préoccupations légitimes de la population quant à l'impact négatif sur la mobilité, l'environnement, la justice et la prison politiques de ce méga-projet », dénonce Arnaud Vesrtaete (Groen).


"Les coûts budgétaires, sociaux et environnementaux de ce projet sont effarants. Rien ne peut justifier qu'il soit poursuivi" précise Arnaud Pinxteren et de poursuivre, "nous voulions envoyer un signal politique fort et inviter nos collègues à prendre leur responsabilité politique sur ce sujet. Malheureusement ils préfèrent abandonner leur rôle aux citoyens et aux actions judiciaires".

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