Nous sommes bientôt de retour à Bruxelles. Comme après chaque voyage, je fais le bilan.


Certes, le trajet était long, environ 30 heures au total, mais se fut l’occasion de fraterniser. Avec les camarades écologistes tout d’abord. Avec les militants d’une justice sociale et environnementale surtout : syndicats, ONG, gauche et extrême gauche,…


Ce fut aussi l’occasion de participer à la plus grande manifestation de tout les temps au Danemark. 100.000 personnes rassemblées dans un seul objectif : faire prendre conscience de notre préoccupation citoyenne par rapport au réchauffement climatique et de l’urgence d’y apporter des réponses concrètes.  

 

Que retenir de cette expérience ? Je dirais que le train « Climat et justice sociale » résume à lui seul ma conviction politique : on ne peut concevoir l’écologie sans aborder les questions sociales. Les conséquences du réchauffement climatique toucheront d’abord les populations les plus pauvres. Le coût de l’énergie deviendra bientôt exorbitant et frappera de plein fouet les plus précarisés qui n’auront pas les moyens de s’adapter.

 

Les slogans lus, les cris entendus, les images vues appellent à l’action. Une action concertée, négociée, durable qui ne peut se limiter à des discours et des engagements de façade. Une action qui ne peut se contenter de dénoncer et de condamner. Une action qui doit s’inscrire dans des actes concrets que nous défendons : réductions des émissions de CO², financement d’un développement propre dans les pays moins industrialisés, protection des forêts, de l’eau, de la biodiversité, des ressources naturelles.

 

Plus que jamais, je pense que l’écologie politique répond à ces préoccupations. Avec pragmatisme et conviction, nous devons œuvrer à changer ce système qui exploite sans penser aux détresses  actuelles, aux besoins des générations futures, à l’avenir de notre Planète.

Oui, nos actions peuvent paraître modestes aux yeux de certains. Faites parfois de compromis et d’arbitrages, elles visent à trouver les moyens de changer les choses de l’intérieur, à convaincre les partis traditionnels de l’absolue nécessité de changer de paradigme : le profit et sa redistribution ne peuvent suffire au bonheur des générations actuelles et à venir.

 

Copenhague m’a donné de l’espoir, Copenhague m’a donné de l’énergie. En sera-t-il ainsi pour toutes et tous à l’heure des décisions, la semaine prochaine ?

 

14  décembre 2009

1h06

 

 

 

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