Communiqué de presse

                                                                           

La commission « Environnement » du Parlement Bruxellois revenait ce matin sur l’épisode mouvementé de la fermeture de la Station d’épuration de Bruxelles-Nord (STEP nord), à la faveur de l’analyse du premier rapport d’experts étudiant les causes de cette fermeture.

 

Pour rappel, Aquiris, la filiale du géant français Veolia, l’exploitant de la STEP nord, décidait unilatéralement en décembre 2009  d’arrêter totalement le traitement des eaux usées d’1,1 million d’habitants et de les rejeter directement dans la Senne. Aux dires d’Aquiris, cette fermeture se justifiait par la volonté de garantir la sécurité du personnel et des installations.  

 

Avec les conséquences que l’on connaît : une pollution majeure de la Senne, du Rupel et de l’Escaut, une atteinte à l’image de Bruxelles  et une mise en cause des capacités de gestion de ses dirigeants.

 

Il était indispensable d’objectiver non seulement les raisons de la fermeture de la STEP nord mais également son fonctionnement général. Le premier rapport d’experts indépendants sur les causes de la fermeture de la STEP nord était débattu ce matin.

 

A cette occasion, le député Arnaud Pinxteren (Ecolo) a rappelé les propos parfois calomnieux qui avaient été proférés il y a plus d’un an en précisant que le premier enseignement du rapport d’experts est que « nulle part dans ce rapport indépendant, à aucun moment, les experts ne critiquent l’action ou l’attitude de la Région et de la SBGE ».

 

Le député a également souligné que la lecture du rapport permet d’identifier clairement, dans le chef d’Aquiris, des erreurs de gestion, des pratiques de dissimulation, et des mensonges qui confirme l’odieux chantage environnemental exercé par le partenaire privé.

 

Aujourd’hui, il est avéré que la fermeture de la station n’était ni justifiée, ni nécessaire et qu’elle ne pouvait donc, en conséquence, pas être anticipée. Faut-il préciser qu’aucun dispositif de concertation ou de contrôle n’aurait donc pu l’empêcher ? Reste donc à trouver le mobile qui, aux yeux du député, « ne peut s’expliquer que par la volonté du concessionnaire privé de mettre une pression maximale sur les pouvoirs publics afin de voir la facture de ses erreurs de conception épongées par les bruxellois ».

 

Et le député de conclure que « l’heure n’est plus à l’exploitation politique d’un chantage environnemental mais bien à la défense de l’intérêt des bruxellois. » 

   

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