Climat et biodiversité

Les ambitions européennes ne sont pas à la hauteur !   

 

Ce jeudi 14 octobre, le Conseil européen a adopté sa position en vue des sommets de Nagoya (biodiversité) et de Cancún (climat). Si l’on peut se réjouir de la bonne volonté affichée par les Etats membres en matière de biodiversité, il n’en va pas de même en matière de climat !

 

En 2000, l’objectif de stopper la perte de biodiversité pour 2010 fut adopté. 10 ans plus tard, après un constat d’échec et une analyse des manquements, le Conseil européen a reporté cet objectif à 2020. Après ces 10 années ‘perdues’, les ambitions affichées par l’Europe restent élevées. Pour les concrétiser, il faudra cette fois y mettre les moyens nécessaires et ne pas relâcher l’effort en cours de route, y compris lorsque des intérêts « de court terme » se manifesteront.

 

En matière climatique, malgré la convergence de nombreux rapports sur l’importance de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) à -30% en 2020 par rapport à 1990, l’UE est restée bloquée, à ce stade, à l’objectif de -20%, soit trop peu pour répondre aux recommandations du groupe des experts intergouvernementaux pour le climat (GIEC).

Pour rappel, l’UE s’est elle-même engagée à réduire ses émissions de GES de 80 à 95% pour 2050. La trajectoire qu’il faudrait dès lors adopter pour atteindre ces chiffres impose une réduction des émissions de 30 à 40% en 2020 ! Difficile dès lors de se réjouir…

 

Les écologistes sont déçus de l’attitude conservatrice de certains Etats membres responsables de cette tiédeur européenne et regrettent que la Présidence belge ne soit pas parvenue à débloquer cet important dossier qui aurait permis à l’UE de reprendre une place de choix dans le concert des Nations actives en matière de lutte contre le réchauffement climatique.

 

 

Eric JADOT

Député fédéral

 

Thérèse SNOY

Députée fédérale

 

Xavier DESGAIN

Député wallon

 

Arnaud PINXTEREN

Député bruxellois

 

Isabelle DURANT

Vice-présidente du parlement européen

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