Lors du débat de ce jour au Parlement bruxellois au sujet de la gestion mixte sur le marché de l’emploi, texte organisant les modalités de partenariat entre Actiris et les différents opérateurs d’emploi, j’ai eu l’occasion de rappeler la position du groupe Ecolo au sujet de l’activation des demandeurs d’emploi et sur le rôle des institutions publiques dans ce cadre.

 

Pour Ecolo, l’activation doit permettre un accompagnement de qualité vers l’emploi et non vers la sanction. Il est donc indispensable de mettre en œuvre des dispositifs qualitatifs à cet effet, tant au niveau d’Actiris et de ses antennes qu’au niveau des différents opérateurs d’emploi (intérim, agence d’emploi privés,…).  Dans ce cadre également, il est essentiel de garantir au cours et au terme du parcours d’insertion certes un emploi mais surtout un emploi de qualité.

 

J’ai aussi souligné les nombreux problèmes et questionnements relatifs aux modalités de partenariats entre Actiris et les autres opérateurs publics ou para-publics d’emplois (CPAS, Missions locales, ALE,…). Il semble prioritaire et urgent, aux vues de la situation de plus en plus préoccupante et socialement précaire des demandeurs d’emplois bruxellois, de travailler dans un mode de partenariat qui ne vise pas uniquement la « rentabilité » du processus d’insertion mais bien la pertinence et la valeur-ajoutée sociale du travail des institutions publiques en matière d’insertion socioprofessionnelle. Si des tensions existent, elles doivent être reconnues et apaisées dans le respect du rôle des uns et des autres et dans la recherche d’un parcours d’insertion émancipateur pour les Bruxelloises et les Bruxellois  et ce, de la préformation à l’emploi.

 

Cette question pourra faire l’objet d’un débat large, notamment à l’occasion de la révision du contrat de gestion d’Actiris qui devra affiner les modalités d’articulation entre les différents pôles d’emploi, d’action sociale, de formation et d’insertion dans notre Région.

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