Ci-dessous le communiqué de prese d'Evelyne Huytebroeck, Ministre bruxelloise de l'Environnement, qui complète les préoccuppations régionales que j'ai exprimées hier lors d'une interpellation au Parlement bruxellois. 
La responsabilité fédérale, manifeste, ne doit pas occulter la nécessité absolue de prendre des mesures concrètes en terme de diminution de la pression automobile dans la capitale. Les habitants suffoquent et l'immobilité est généralisée. Tout le monde est perdant !
Alors que 80% de l'espace public est réservé à la voiture, il est temps de penser à un partage plus équilibré aux bénéfices des piétons, des cyclistes, des enfants, des PMR, et de la convivialité !
Il est également urgent d'offrir une réponse performante, sécurisée et accessible aux bruxellois qui font chaque jour le choix du transport en commun ou de la mobilité active!

13 juin 2012

Diesel : l’aveuglement coupable du Gouvernement fédéral

L’OMS vient de classer parmi les cancérogènes certains pour l’être humain les gaz d’échappement des moteurs diesel. Comme toutes les grandes villes du pays, la Région Bruxelloise est particulièrement touchée par la pollution émise par les véhicules diesel. En effet, près de 70% des particules fines (PM10) et 50% des Oxydes d’azote émis en Région bruxelloise sont issus des véhicules diesel en circulation dans la capitale.

Pour répondre aux normes européennes de qualité de l’air, les Régions ont sollicité en 2011, en conférence interministérielle pour l’environnement, des adaptations de plusieurs mesures existantes liées aux véhicules diesel, et relevant des compétences de l’Etat fédéral, en particulier :

- le rééquilibrage progressif des accises essence et diesel ;
- la révision du régime relatif aux véhicules de société afin de tenir compte des critères de qualité de l’air.

Pour Evelyne Huytebroeck : « A la vue des conclusions de l’étude de l’OMS, je demande au fédéral d’abandonner sa politique du tout au diesel, qui montre aujourd’hui ses limites. Le Gouvernement Fédéral doit prendre ses responsabilités et apporter une réponse durable à ce problème de santé publique. Il doit renoncer à mener des politiques en faveur du diesel en endossant la responsabilité de ses erreurs et en ne prenant donc pas les citoyens en otage ».

C’est en tous cas dans ce sens que le Gouvernement bruxellois avance et prend ses responsabilités en règlementant la performance environnementale des taxis et véhicules des pouvoirs publics, et en interdisant l’acquisition de véhicules diesel pour la STIB à partir de 2015.

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