Depuis vingt ans, l’Europe n’épargne pas les Services publics. Chacun a en mémoire le sort infligé aux services postaux, à la distribution de l’énergie, aux chemins de fer, et j’en passe. Chacun connait également les pressions exercées sur le secteur de l’eau et le secteur des déchets en vue de leur privatisation. Et c’est la commission européenne, fer de lance de cette expression néo-libérale qui a logiquement proposé il y a près de 10 ans, une « directive sur la libéralisation des services » et ce en vue de renforcer la concurrence et le libre-marché dans ce secteur des services aussi vaste que varié. 

 

Cette proposition rebaptisée « directive bolkestein » a eu le mérite de réveiller les consciences syndicales et citoyennes en Europe et nous sommes d’ailleurs nombreux  a avoir marché aux côtés des syndicats et des salariés européens pour dénoncer la dérive libérale de l’Europe. Loin d’un slogan il s’agissait et il s’agit toujours de défendre un modèle social inclusif, émancipateur et solidaire. Un tel modèle repose nécessairement sur la prestation non concurrentielle des services fondamentaux et des services sociaux.  Notre modèle sociale n’est  compatible ni avec la concurrence a tout crin et ni avec la croissance économique infinie. La justice sociale et environnementale à laquelle nous, écologistes, aspirons n’est en effet aucunement compatible avec un affaiblissement systématique des services publics.


 

Il nous appartennait donc, contraints et forcés, d’accomplir le processus de transposition et de veiller à limiter le plus possible un éventuel impact négatif pour l’avenir du secteur des prestataires de services sociaux à Bruxelles. Ce processus s'est achevé vendredi dernier au Parlement bruxellois.

 

Les écologistes ont voté favorablement car nous estimons que le texte  présenté offre le maximum de garantie que nous pouvions espérer à l’heure actuelle en matière de protections de services sociaux et des services d'intérêt général prestés en Région de Bruxelles-Capitale. 

 

Nous avons néanmoins déposé une résolution en vue d'organiser un monitoring régionales des conséquences de cette transposition sur les services d'intérêt général bruxellois.

 

En guise de conclusion, j'ai abordé le nouveau risque pour les services publics bruxellois  réel et d’actualité en matière de libéralisation des services publics : les Partenariats Public-Privé (ou Privatisation des Pouvoirs Publics). Il y a quelques semaines nous pouvions lire dans la presse qu’il entrait dans les intentions du Gouvernement de légiférer en  matière de PPP.  Mal encadré, mal calibré, mal contrôlé, généralisés, ce type de montage n’est rien d’autre qu’une libéralisation risquée et larvée en raison de la délégation de long terme faite à un partenaire privé en vue de l’exercice de missions de services publics.

 

Lorsque nous aborderons ce texte au Parlement, j’espère donc nous compterons dans cet hémicycle autant de défenseurs de notre modèle social et de l’exercice par les pouvoirs publics de missions de services publics que lors de la transposition de la directive Services.

 

Mes interventions en PRB et en CCC

 


 

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