Ecolo ne veut pas brader le site de "Carcoke" à bpost

R.Me.LLB

Mis en ligne le 22/12/2011

Les écologistes mettent en doute les “nouveaux emplois” créés par bpost et évoquent des problèmes de mobilité.

Le site de Carcoke, le long du canal à Bruxelles, attire toutes les convoitises. Et en premier lieu, celles de bpost qui rêve d’y installer un centre de tri flambant neuf. Mais l’attitude de l’ancienne poste (voir LLB 21/12) interpelle dans le milieu politique bruxellois. Alors même que le gouvernement régional doit se réunir ce jeudi pour savoir si oui ou non bpost pourra s’installer sur un site théoriquement attribué à des activités fluviales, les pressions politiques continuent d’affluer.

 

Après le MR, voici que c’est au tour d’Ecolo d’entrer dans la danse par la voix du député Arnaud Pinxteren, que d’aucuns voient déjà comme le successeur de Jean-Michel Javaux à la tête du parti vert "Nous n’allons certainement pas brader ce terrain de 12 ha - qui a été dépollué à grands frais par la Région - à bpost", explique le député qui a peu apprécié "le chantage de délocalisation" de l’ancienne Poste. "Venant d’une entreprise à vocation publique, c’est un peu choquant".

 

Le parlementaire rappelle que la BEI (Banque européenne d’investissement) a consenti un prêt de 22,5 millions d’euros au Port de Bruxelles afin de dépolluer le sol et de développer des activités logistiques "en lien avec la voie d’eau". Or, le projet de bpost ne prévoit pas d’utiliser le canal. "Le compromis que propose Brigitte Grouwels (NdlR : laisser bpost s’installer sur le site tout en laissant une bande de 80 mètres de large pour une autre entreprise ayant des activités liées au Port) n’est pas mauvais, mais nous avons des réserves concernant la mobilité. Une telle activité va engendrer des nuisances pour la population locale et personne ne l’évoque". Ecolo doute aussi des promesses de bpost de créer de nouveaux emplois sur ce site. "L’entreprise va, en fait, recentrer plusieurs activités. A l’heure où les postes européennes sont en pleine restructuration, nous n’avons aucune garantie sur ces futurs emplois". Enfin Arnaud Pinxteren estime qu’il manque une "réelle vision" du développement de cette zone portuaire. "Le concessionnaire du site Carcoke, Katoen Natie, n’est, dans ce sens, pas assez proactif pour trouver les exploitants adéquats", conclut-il.

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