L’annonce du licenciement de 600 travailleurs de la société Bekaert, malgré les multiples aides publiques directes et indirectes reçues par l’entreprise au cours des dernières années et des bénéfices constants, est particulièrement choquante.

 

Elle appelle une réaction ferme du Gouvernement fédéral, tant pour ce qui concerne les politiques de soutien aux secteurs verts qu’une beaucoup plus stricte conditionnalité des aides publiques à l’emploi ! Face à la situation budgétaire et sociale actuelle, la Belgique a en effet plus que jamais besoin d’emplois et d’investissement. Il n’est pas acceptable que des entreprises installées en Belgique continuent de sacrifier l’emploi sur l’autel de la rentabilité, tout en spoliant l’Etat.

 

A ce titre, Ecolo considère avec intérêt l’intention du Gouvernement flamand de récupérer auprès de Bekaert les aides qui lui ont été octroyées. Il s’agirait d’une première, de nature à faire réfléchir davantage les sociétés qui envisagent de licencier des travailleurs et à les encourager à choisir plutôt la poursuite et le développement de leur activité chez nous. Au niveau fédéral, Bekaert a également largement bénéficié d’aides diverses et notamment du système des intérêts notionnels. La déduction de ceux-ci à l’impôt des sociétés a permis à l’entreprise de ne payer quasiment aucun impôt au cours des dernières années et d’optimaliser ses bénéfices. Ces faits démontrent une nouvelle fois le caractère largement injuste et inefficace de la loi instaurant les intérêts notionnels, votée en 2005 sous gouvernement socialiste-libéral.

 

C’est en ce sens que le groupe Ecolo-Groen à la Chambre vient de déposer une proposition de loi visant à conditionner les aides publiques au maintien de l’emploi. Nous demanderons sa mise à l’ordre du jour le plus rapidement possible afin de doter l’Etat fédéral de règles permettant de privilégier l’activité économique réelle aux artifices financiers.

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