Les médias se sont fait l’écho de la volonté du Secrétaire d’Etat fédéral à la Mobilité, Monsieur Wathelet, de mettre en œuvre un nouveau « plan de répartition équitable » des nuisances sonores générées par le trafic aérien de l’aéroport de Bruxelles-National.

 

A la lecture des articles de presse, différentes dispositions de ce nouveau plan interpellent. Ainsi, il semblerait que les gros porteurs en partance pour le sud-est emprunteraient dorénavant la route du canal, de jour comme de nuit. Le critère retenu pour ces vols de jours serait la masse (plus de 200 tonnes) et non plus la motorisation ou le Qc, ce qui est susceptible d’avoir un impact significatif sur le volume sonore du trafic diurne empruntant cette route.

 

Il semblerait également que Monsieur Wathelet souhaite revenir sur les routes de nuit telles qu’optimisées en 2002, en prévoyant « l’utilisation des routes de jour pendant la nuit pour les décollages de la piste 20 vers le sud-est et la suppression des routes de nuit actuelles ». Les raisons de ce changement ne sont pas explicitées pas plus que son éventuel impact sur une possible mise en œuvre d’un programme d’isolation des maisons les plus exposées au décollage nocturne dès lors que les routes de jour sont certainement moins concentrées que les routes de nuit actuelles.

 

Mais la menace la plus sérieuse pour la qualité de vie des bruxellois est peut-être ailleurs . Ainsi, les réponses récemment fournies à la Chambre par Monsieur Wathelet à des questions relatives à l’utilisation des pistes en cas de vent d’est ont de quoi inquiéter. Il apparait, au travers de ces échanges, que le Gouvernement fédéral envisage un recours accru aux pistes 07 pour les atterrissages (au-dessus de Bruxelles donc). Pour ce faire, l’installation d’un équipement de guidage ILS sur la piste 07 serait très sérieusement étudiée par Belgocontrol. Le Secrétaire d’Etat conclu en montrant comment les normes de vent restrictives adoptées pour la 02 risquent de conduire à un report d’atterrissages sur la 07 gauche.

 

Considérant ces informations inquiétantes, nous demandons d'urgence des précisions quant à l'impact des ces nouvelles mesures sur le nombre de personnes touchées et sur le volume et les caractéristiques du trafic aérien qui empruntera la route du Canal.

 

Nous demandons également que les autorités bruxelloises mettent tout en oeuvre pour éviter une intensifcation des atterrissages au-dessus de Bruxelles et demande au Gouvernement fédéral de clarifier ses intentions.

                

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