Polémique Vervoort 

 

La responsabilité des partis politiques est d'alimenter le débat démocratique, pas le populisme

 

La solution à la dualisation bruxelloise et à la radicalisation de certains jeunes se passera des anathèmes, qu'ils soient socialistes ou libéraux.

 

Le Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale compare la déchéance de nationalité proposée par le MR aux lois anti-juives du régime nazi. Ce n'est pas une maladresse. C'est une faute, grave à un triple titre.

 

Une faute historique tout d'abord car par sa comparaison, il met sur le même pied des terroristes condamnés et des juifs persécutés parce que juifs.

 

Une faute politique ensuite dès lors que ces propos outranciers masquent les questions de fond essentielles qui doivent permettre aux pouvoirs publics d'élaborer les réponses complexes, préventives comme répressives, requises par la situation actuelle. Une faute politique également car il a de la sorte décrédibilisé du même coup les critiques justifiées contre cette mesure absurde et discriminatoire.

 

Une faute éthique enfin car être Ministre-Président de la Région de Bruxelles-Capitale, c'est d'abord rassembler les bruxellois de tous les quartiers, de toutes les communes, de toutes les confessions ou convictions. On attend du Premier de la capitale de l'Europe, dans un contexte international troublé, de mesurer ses propos au regard de l'histoire qui a fondé l'Europe.

 

La stratégie des clivages politiques comme communautaires est inacceptable. Et à ce jeu là, le MR n'est pas en reste. La responsabilité des deux plus grands partis francophones est d'alimenter le débat démocratique, pas le populisme.

 

Zoé GENOT,

Cheffe de groupe Ecolo au Parlement bruxellois

 

Arnaud PINXTEREN et Isabelle DURANT,

Députés bruxellois

Retour à l'accueil