Au lendemain de la journée mondiale de l’eau, en mars dernier, la presse annonçait une refonte significative du paysage de l’eau en Région de Bruxelles-Capitale.

 

Pour rappel, le plan envisagé consiste à concrétiser la simplification du secteur voulue de longue date au travers d’une réorganisation inédite des intercommunales Hydrobru et Vivaqua. La voie choisie est, à terme, celle d’une intégration actionnariale, Hydrobru devenant l’actionnaire principal de Vivaqua.

 

Cette réforme permettra non seulement d’augmenter la lisibilité du secteur mais aussi d’en rendre le contrôle effectif sur l’ensemble des missions de services publics accomplies par les opérateurs du secteur de l’eau sur le territoire régional. Il s’agit là d’un pas extrêmement important en matière de gouvernance.

 

Par ailleurs, cette réforme s’inscrit dans la recherche de l’efficacité maximale du service public de l’eau aux bénéfices des usagers et des finances communales  car elle permettra la limitation des coûts, la transparence du fonctionnement et le contrôle démocratique optimal.

 

j'ai interpellé hier en Commission des Affaires intérieures  le Ministre-Président Charles Picqué. Ce dernier a rappelé les principes de la réforme envisagée et a précisé le calendrier de mise en œuvre de celle-ci. Ainsi, les intercommunales communiqueront pour septembre au Gouvernement bruxellois leurs propositions techniques en vue de concrétiser dans le courant de 2014 le transfert actionnarial envisagé. Une modification de l’ordonnance et des statuts régissant les intercommunales visées est également à prévoir. La nécessaire période transitoire qu’implique cette réorganisation majeure du secteur conduira en outre, à terme à la réduction significative du nombre de mandataires publics.

 

J'ai souligné la nécessité d’une progressivité dans la mise en œuvre de la réforme et rappelé mon souhait de voir des actes concrets posés avant les élections régionales de mai 2014.

 

Enfin, et à la veille du renouvellement des organes de gestion d’Hydrobru et de Vivaqua, j'ai également invité les intercommunales à former leurs administrateurs afin qu’ils disposent de l’expertise suffisante pour réellement exercer leur rôle de contrôle, sans oublier la nécessité d'une ouverture de ces organes de gestion aux usagers. 

 

 

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