Ce mardi, alors que la plupart des chefs d’Etat arrivait seulement à Rio pour entamer les négociations finales du texte d’une déclaration qui se voulait déterminante pour l’avenir du développement durable, nous apprenions que le Brésil avait forcé un accord le midi même sur un texte au rabais qui n’est ni ambitieux ni imbuvable.

 

Est-ce la peur de l’échec qui a conduit les autorités brésiliennes à faire fi des amendements déposés et discutés depuis de long mois par les différents pays du monde et qui devaient à présent faire l’objet d’un arbitrage final ? Toujours est-il qu’il y aura donc une déclaration de Rio, 20 ans après celle de 1992, mais le consensus mou qui s’en dégage laisse le monde perplexe sur son avenir.

 

Si nous ne devons apparemment plus rien attendre des négociations officielles, c’est donc vers le Sommet des Peuples et la grande manifestation des ONG et de la société civile dans les rue de Rio cet après-midi que les regards se tournent.

 

Cette mobilisation permettra de rappeler l’urgence d’un changement de paradigme pour contrer la pauvreté et l’épuisement des ressources.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE du CNCD , Rio de Janeiro, 19 juin 2012.

Rio+20 : Ce texte-là ne construit pas le « Futur que nous voulons » !

Ce mardi matin, les négociateurs en charge de la préparation du projet de déclaration de la Conférence Rio+20 ont approuvé celui-ci par acclamation. Bien que reconnaissant les faiblesses du texte, ils ont apporté leur appui au compromis proposé par la présidence brésilienne du Sommet. Ce texte va donc être transmis aux chefs d’Etats et aux ministres qui arrivent peu à peu à Rio pour le sommet, qui démarre officiellement demain.
Vingt ans après le Sommet de la Terre, le multilatéralisme est en panne. Les dirigeants du monde entier s’apprêtent à adopter un texte sans vision et sans ambition basé sur plus petit commun dénominateur.

Pour Nicolas Van Nuffel, responsable du Plaidoyer au CNCD-11.11.11, "D’étape en étape de la négociation, on a vu tous les éléments concrets disparaître les uns après les autres. Le résultat, ce sont des dizaines de pages de bonnes intentions et quelques décisions de… continuer à discuter sur certains sujets, comme la mise en place d’Objectifs de développement durable. Au fil des jours, le texte a été progressivement vidé de toute substance. S’il est adopté tel quel, personne ne repartira d’ici avec l’obligation de mettre en œuvre quoi que ce soit ! ». Un exemple marquant : les subsides aux énergies fossiles. La dernière version du texte devait nous engager à y mettre fin. Les négociateurs sont finalement revenus en arrière pour n’accepter que d’en finir avec les subsides « inefficaces ».
 


Pour le CNCD-11.11.11. la Belgique et l’Union européenne ne peuvent accepter le texte en l’état. Nos décideurs politiques doivent prendre leurs responsabilités et affirmer une vision politique à long terme. Le futur que nous voulons, c’est un monde sans pauvreté et où l’on respecte les limites de la planète !

Contacts presse :
·         Nicolas Van Nuffel, Responsable département Plaidoyer : +55(21)7941.2476
·         Véronique Rigot, Chargée de recherche Environnement & développement : +55(21)8370.8123

 

 

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