Survol de Bruxelles  

Ecolo souhaite plus de cohérence et de

concertation 

 

Depuis le début 2014, et l’entrée en vigueur d’un nouveau plan de vol décidé unilatéralement par le gouvernement fédéral et le Secrétaire d’Etat à la Mobilité, Monsieur Wathelet (CdH), les plaintes explosent. En effet, de nouveaux quartiers sont à présent touchés par ces nuisances tels que Forest et Saint Gilles, Watermael-Boisfort et Auderghem. Les quartiers centraux, densément peuplés du canal et de Laeken connaissent une intensification des survols sans précédent depuis janvier. Cette probématique a fait l’objet d’un débat ce matin en Commission de l’Environnement du Parlement bruxellois.

 

Dans ce contexte pourtant préoccupant, le cdH, par l’intermédiaire de son chef de Groupe, Benoit Cerexhe, défend désormais un plan de dispersion des nuisances sonores aériennes néfaste pour de nombreux quartiers bruxellois préservés jusqu'à présent. Reporter les nuisances d'un quartier à l'autre est la plus mauvaise solution qui soit.

 

Ecolo, par l’intermédiaire du député Arnaud Pinxteren, s’interroge quant à ce double discours du cdH. Les écologistes plaident pour une objectivation des décisions en matière de routes aériennes et prônent des mesures structurelles pour tous les quartiers bruxellois. Ils regrettent dès lors que le plan fédéral ait été mis en œuvre sans concertation et sans étude d’impact en matière de nuisance et de santé. Les solutions dans ce dossier délicat ne peuvent se résumer à un marchandage entre l'Est et le Nord de la Région ou dépendant de la capacité de certains habitants à se fédérer même si nous comprenons la volonté de soulager les quartiers fortement survolés jusque là, mais pas au prix de déplacer les nuisances ailleurs.

 

Ecolo plaide pour l’organisation d’une réelle concertation par le fédéral afin de dégager des solutions structurelles telles que l'interdiction des vols de nuit, la prolongation de la nuit jusqu'à 7 h du matin, la transformation en aéroport d'affaires, la mise en place d'une autorité indépendante de contrôle et d'un fonds d'isolation des populations survolées, le recul des pistes...

 

Si les normes de bruit bruxelloises permettent de mesurer les nuisances et, le cas échéant, de les sanctionner, elles ne pourront à elles seules faire entendre raison aux autorités fédérales. Ecolo invite les familles politiques représentées dans le Gouvernement fédéral à faire preuve de cohérence dans l’intérêt du plus grand nombre de citoyens.

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