Plan-wathelet-copie-1.jpgCommuniqué de presse Ecolo

Survol de Bruxelles

 

 

Il est temps de passer

 

de l'écoute à l'entente

 

 

En novembre dernier, le patron de Ryanair annonçait le développement des activités de sa compagnie aérienne à l’aéroport de Bruxelles National. Au-delà des préoccupations économiques et sociales que cette annonce suscite, se pose évidemment à Bruxelles la question de l’impact environnemental du développement de ces vols low-cost qui impliquerait 196 vols hebdomadaires supplémentaires soit 20.000 vols par an.

Ainsi, alors que l’exploitation de l’aéroport ne cesse de faire l’objet d’infractions aux normes de bruit bruxelloises, en particulier au petit matin, il est vraisemblable que le créneau horaire privilégié par la compagnie low cost sera précisément celui du 6-7h, période de nuit en vertu de la législation environnementale mais période opérationnelle intense pour l’aéroport.

Ce dossier est revenu aujourd'hui en commission de l'environnement du Parlement Bruxellois, à l'occasion d'une interpellation du député Arnaud Pinxteren (Ecolo) adressée à la Ministre de l'Environnement, Evelyne Huytebroeck.

Cet échange parlementaire a permis de rappeler la diminution de plus de 50% du nombre d'infractions aux normes de bruit depuis 2007, certes, mais aussi que 2/3 des infractions commises le sont entre 6 et 7h du matin. "Le développement de l'activité aéroportuaire dans ce créneau horaire problématique que peut laisser craindre l'arrivée d'une nouvelle compagnie low cost est donc logiquement une source d'inquiétudes" rappelle le député. D'autant que la mise en œuvre d'autres décisions fédérales sont attendues,  tel que les nouvelles normes de vents, le suivi de la route dite du canal par les gros porteurs ou encore le dédoublement du virage à gauche pour les avions décollant des la piste 25R par une route qui pénétrera plus profondément et plus largement dans la région bruxelloises, survolant au passage des communes relativement épargnées jusqu’à présent (telles qu'Etterbeek et Auderghem). Ceci pourraient encore alourdir la sommes des nuisances subies par les Bruxelloises et les Bruxellois et augmenter significativement le nombre de personnes touchées.

Alors que la Ministre Huytebroeck a envoyé plusieurs courriers faisant état de ces préoccupations au Secrétaire d'Etat fédéral en charge de ces dossiers, il apparaît que ceux-ci sont à ce jour restés sans réponses. Ces évolutions préoccupantes des développements de l'aéroport et des procédures aéroportuaires requièrent pourtant la mise ne place d'un réel dialogue. Il est urgent que le Ministre Wathelet ne se contente plus d'écouter les revendications bruxelloises mais les entende véritablement afin de préserver la qualité de vie de milliers d'habitants de notre région.

Arnaud Pinxteren

Député bruxellois Ecolo
GSM : 0479/909.909

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