A découvir sur le site de la régionale Ecolo de Bruxelles

 

Au parlement régional bruxellois, depuis les élections de 2009, Ecolo compte 16 parlementaires. En cette fin d’été 2013, nous les avons interviewés et publions la présentation de deux députés chaque semaine. Interview d’Arnaud Pinxteren.

 

Quelle était ton activité avant ton entrée en fonction comme député bruxellois ? J’étais conseiller au cabinet de la ministre Huytebroeck sur les matières eau, avion et économie sociale. Auparavant, je travaillé au SPP intégration sociale, à la cellule économie sociale.

 

Pourquoi voulais-tu devenir parlementaire ? Les cinq ans passés au cabinet m’ont convaincu que mon champ d’action de prédilection était la Région. Le niveau régional me parlait, je savais que c’est là que je pouvais apporter le plus à Ecolo.

D’autre part, même si au cabinet le travail est très riche et passionnant, le rythme gouvernemental impose qu’on ne fait souvent que survoler les enjeux. De là est née l’envie de traiter dans une logique de fond mes thèmes de prédilection tels que l’économie, l’emploi, les déchets ou l’eau. Le travail parlementaire permet précisément cet approfondissement.

 

Comment s’est passée la transition, du cabinet au Parlement ? L’affaire Aquiris, d’entrée de jeu, a été marquante. C’était en novembre 2009, la société responsable de la station d’épuration du canal ne remplissait pas la mission qu’elle devait remplir pour la Région. Je n’avais aucune expérience parlementaire, mais comme j’avais géré le dossier lorsque je travaillais au cabinet, j’ai très vite du prendre ma place comme parlementaire sur ce dossier délicat.

 

Qu’as-tu pu faire avancer comme dossier dans les matières que tu suis ?

 

Suite à l’affaire Aquiris justement, j’ai eu l’occasion de mener une réflexion sur le sens des Partenariats Public-Privé (PPP), à leur intérêt et à leurs dangers. Cette réflexion a conduit Ecolo à adopter des balises pour les PPP.

A côté du travail parlementaire « classique » d’interpellation des Ministres, j’ai élaboré un plan de sortie de l’incinérateur, j’ai déposé une ordonnance qui prévoit l’inclusion de clauses environnementales dans les marchés publics. J’ai travaillé à la réforme de l’économie sociale. Récemment, j’ai déposé une ordonnance qui vise à insérer une quote-part internationale dans le prix de l’eau.

 

Comment se passent les contacts avec les autres partis ?

 

Plutôt bien. Dans chaque formation politique, et singulièrement au sein de la majorité, il y a des personnes constructives qui partagent nos valeurs et nos objectifs. Le problème, c’est que ce travail se fait dans un horizon temporel extrêmement long. Par rapport à ma fonction précédente dans un cabinet, on gagne en profondeur, mais on perd en rapidité.

Comment se passent les contacts avec les citoyens et la société civile ?

 

Pour poursuivre la comparaison avec ma fonction précédente, et c’était assez inattendu pour moi, j’ai constaté qu’être député ouvre des portes : on entre dans une relation plus saine avec les acteurs associatifs, une relation qui permet plus de dialogue que lorsqu’on est conseiller dans un cabinet ministériel.

 

Qu’apportent les écologistes au Parlement ? Beaucoup ! On est un groupe important, en nombre et en contenu. Cela peut paraître prétentieux de dire ça, mais on doit le dire, nous sommes un moteur pour le Parlement.

 

Peux-tu citer un dossier qui n’a pas abouti, ou pas assez loin ? Le dossier sur les clauses environnementales dans les marchés publics : le texte est déposé, mais pas encore adopté. J’espère qu’il aboutira.

 

Et de quoi es-tu particulièrement satisfait ? Ce dont je suis le plus satisfait, c’est d’avoir été un parlementaire constructif et actif dans un groupe parlementaire constructif et actif. Nous avons contribué à faire avancer le projet écologiste par nos propositions et au travers de notre soutien au Gouvernement.

 
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