Lors de cette deuxième matinée de débat, les leaders progressistes d'Amérique Latine se succèdent à la tribune. 

 

Ainsi, Evo Morales critique vivement le principe de l'économie verte qui n'est qu'une nouvelle forme du capitalisme prédateur. Il appelle aussi les pays africains à nationalisation l'exploitation de leurs ressources naturelles sans quoi ils n'auront jamais la possibilité de mener des politiques sociales. C'est également le moyen de mettre fin à "la privatisation des richesses et la socialisation de la pauvreté".

 

Si l'on peut difficilement lui donner tord, il convient cependant de rappeler que le texte adopté fait la part belle à l'économie et la croissance verte. On se consolera en soulignant que la déclaration mentionne cette économie verte comme un outil parmi d'autre pour atteindre le développent durable.

 

Autre intervention remarquée, celle de Rafael Correa qui nous a très didactiquement rappelé quelques principes et quelques chiffres illustrant notamment le principe de la "responsabilté commune mais différenciée" :  

 

2012-06-21-15.56.18.jpg

 

Il est en effet indispensable que l'ampleur des efforts à fournir pour protéger l'environnement ou lutter contre les changements climatiques soit ajusté aux moyens financiers des pays mais surtout à leur responsabilité dans l'exploitation des ressources. Une transition juste implique aussi le respect de ce principe. 

Retour à l'accueil